Pompe à chaleur air/eau : chauffer le bâtiment avec la chaleur de l’air
Une pompe à chaleur air/eau capte la chaleur de l’air extérieur et la transmet à l’eau du chauffage central. Elle remplace la chaudière, ou la soulage, dans les immeubles d’habitation comme dans les bâtiments tertiaires.
Mis à jour le 28 octobre 2026 · Lecture : 5 min

En résumé
- Une ou plusieurs pompes à chaleur raccordées au chauffage collectif, et si besoin à l’eau chaude sanitaire.
- Une prime CEE en résidentiel collectif et en tertiaire, pour les opérations engagées jusqu’au 31 décembre 2030.
- Une prime multipliée par 3 avec le Coup de pouce, quand la pompe à chaleur remplace une chaudière au charbon, au fioul ou au gaz.
- Des économies qui dépendent du bâtiment et de ses émetteurs : nous les chiffrons dans l’étude.
- Économies possibles
- Sur étude
- Où
- Chauffage collectif à eau chaude
- Coup de pouce
- Prime multipliée par 3
- Prime CEE
- Résidentiel collectif et tertiaire
Comment fonctionne une pompe à chaleur air/eau ?
L’air extérieur contient de la chaleur, même en hiver. La pompe à chaleur la capte avec un fluide frigorigène, élève sa température grâce à un compresseur électrique, puis la cède à l’eau du circuit de chauffage.

- La pompe à chaleur capte la chaleur de l’air extérieur.
- L’eau chauffée rejoint la chaufferie, où la chaudière reste en appoint.
- Elle circule jusqu’aux radiateurs de chaque étage.
Son rendement se mesure sur toute la saison de chauffe : c’est l’efficacité énergétique saisonnière, ou Etas. Les fiches CEE exigent au moins 111 % avec des radiateurs, et 126 % avec un plancher chauffant ou des ventilo-convecteurs.
Elle peut couvrir tous les besoins du bâtiment, ou une partie seulement, la chaudière existante restant en appoint. L’étude de dimensionnement fixe la puissance à installer et la part des besoins couverte.
La prime vise le chauffage. Une pompe à chaleur qui ne produit que l’eau chaude sanitaire n’y a pas droit : elle relève d’une autre opération CEE.
Pour quels bâtiments ?
La pompe à chaleur air/eau convient aux bâtiments chauffés par un circuit d’eau chaude : immeubles en chauffage collectif, bureaux, commerces, établissements de santé et d’enseignement, bâtiments publics. Elle demande une place à l’extérieur ou en toiture pour capter l’air.
Pour la prime CEE
- Un immeuble résidentiel collectif ou un bâtiment tertiaire existant.
- Une pompe à chaleur qui assure le chauffage, ou le chauffage et l’eau chaude sanitaire.
- Une efficacité saisonnière (Etas) d’au moins 111 %, ou 126 % avec un plancher chauffant ou des ventilo-convecteurs. En tertiaire, au-delà de 400 kW, un COP d’au moins 3,4.
- En résidentiel collectif, 400 kW au plus, posés par un professionnel titulaire d’un signe de qualité RGE.
- Une étude de dimensionnement datée et signée, remise au moment de l’engagement.
- Un contrôle sur place par un organisme accrédité : la moitié des chantiers en 2026, les trois quarts en 2027, tous à partir de 2028.
Ce que vous y gagnez
Moins de combustible brûlé
Une grande part de la chaleur vient de l’air extérieur. La chaudière tourne moins, ou plus du tout.
Une prime renforcée
Quand la pompe à chaleur remplace une chaudière au charbon, au fioul ou au gaz, le Coup de pouce multiplie la prime CEE par 3.
Une installation à votre mesure
Une ou plusieurs machines, seules ou avec la chaudière existante : l’étude retient la configuration qui couvre vos besoins.
Comment se déroule le chantier ?
Étude de dimensionnement
Déperditions, émetteurs, températures, puissance à installer, part des besoins couverte : l’étude fixe l’installation avant l’engagement.
Offre et devis
Vous recevez l’offre de prime CEE, Coup de pouce compris si le bâtiment y a droit, puis le devis.
Pose et raccordement
Les équipes installent la pompe à chaleur, la raccordent au circuit de chauffage et règlent la régulation.
Contrôle
Un organisme accrédité peut vérifier l’installation sur place, avant le dépôt du dossier CEE.
Quel financement en 2026 ?
Deux fiches CEE couvrent la pompe à chaleur air/eau : l’une pour les immeubles résidentiels collectifs, l’autre pour les bâtiments tertiaires. Révisées le 30 avril 2026, elles s’appliquent aux opérations engagées jusqu’au 31 décembre 2030.
Le Coup de pouce « Chauffage des bâtiments résidentiels collectifs et tertiaires » multiplie la prime par 3 quand la pompe à chaleur remplace une chaudière au charbon, au fioul ou au gaz.
Réglementation vérifiée en octobre 2026. Source : catalogue des opérations standardisées publié par le ministère chargé de l’énergie.
Ce qui fait varier la prime
- L’efficacité saisonnière de la pompe à chaleur, ou son COP au-delà de 400 kW en tertiaire.
- La zone climatique.
- Le nombre de logements chauffés, ou la surface chauffée et l’activité du bâtiment tertiaire.
- La part de la puissance de la chaufferie assurée par la pompe à chaleur.
La prime CEE doit être convenue avant la signature du devis. Une fois le devis signé, les travaux ne peuvent plus en bénéficier : faites le test avant de vous engager.
Questions fréquentes
Non. La pompe à chaleur peut ne couvrir qu’une partie des besoins, la chaudière restant en appoint. Quand elle représente moins de 40 % de la puissance de la chaufferie, la prime est réduite en proportion.
Quand la pompe à chaleur remplace une chaudière au charbon, au fioul ou au gaz, dans un bâtiment existant depuis plus de deux ans. La prime de la fiche est alors multipliée par 3.
L’étude le vérifie : elle relève les émetteurs et la température d’eau dont ils ont besoin. Plus cette température est basse, plus la pompe à chaleur est efficace.
Pas au titre de ces fiches, qui exigent que la pompe à chaleur assure le chauffage. L’eau chaude seule relève d’une autre opération, que nous vérifions pendant l’étude.
Travaux souvent associés
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